CLUB FRANCAIS - CASG 0-1


CLUB FRANCAIS 0CASG 1
Division 1 Groupe Paris
12eme journée, 400 spectateurs
14/02/1932
Stade Elisabeth
Quelques centaines de spectateurs seulement (400 ?)

▶ Rechercher ce match sur YouTube

Compte rendu dans la presse
L'Auto  📄 Gallica
C.A.S.G. bat Club Français : 1 à 0 Hier après-midi, au Stade Elisabeth, devant quelques centaines de spectateurs, seulement, le C.A.S.G. a battu le Club Français par 1 but à 0. Ce résultat était acquis à la mi-temps. A la suite de sa défaite et de la victoire du Racing sur le Red Star, le Club doit, raisonnablement, abandonner tout espoir d'être champion de Paris, cette année. Le Championnat s'envole comme s'est envolée la Coupe de France ! Indifférent au résultat, désabusé, semblant paralysé par le froid, le Club se laissa manoeuvrer durant toute la première mi-temps. Pécha-t-il aussi par excès de confiance ? Toujours est-il que le C.A.S.G. s'imposa par sa plus grande vitesse, par son ardeur, durant les quarante premières minutes de jeu. Constamment refoulé devant ses « bois », le Club, auquel le C.A.S.G. livrait de tenaces et incessants assauts, succomba à la 30e minute. A la suite d'une mêlée confuse devant ses buts, Santubéry marqua soudainement d'un shot facile que Amiot, masqué par un rideau de joueurs, ne vit pas partir. Ce n'est qu'en seconde mi-temps que le Club, sermonné sans doute, pendant le repos, retrouva sa véritable cadence. Il se dépensa alors avec beaucoup d'ardeur, mais de façon trop brouillonne pour pouvoir prendre en défaut une défense puissante, massive et résolue à ne pas s'incliner. En quelques occasions le Club ne fut peut-être pas favorisé par le sort, mais il faut reconnaître que ses joueurs, au point de vue de l'efficacité furent bien décevants. Si l'on en veut des preuves, en voici une : vers le milieu de cette seconde mi-temps, alors qu'il avait un avantage considérable, le Club bénéficia d'un penalty, pour charge incorrecte de Barré sur Haas, en position de shot. Or ce penalty fut gauchement « shooté » au dehors par Rigollet, et ce joueur fut pourtant un des meilleurs du Club. Le plus mal inspiré fut, peut-être, Mercier qui, hier, ne sut ni placer son shot, ni lancer sa ligne dont les ailes, légères, ne donnèrent pas, elles non plus, toute satisfaction. Santubéry suppléa à la faiblesse de de Britto, au C.A.S.G., il fut, une fois de plus, l'animateur de l'équipe. Avec lui, il convient de citer Lepeytre, dont la défense fut très brillante. En résumé, victoire méritée du C.A.S.G., dont le « team » courageux et homogène évolua avec aisance sur l'étroit et sec terrain de la Porte d'Orléans. — G. G.



✕
Chargement...